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Auteur Sujet: Personnes de l'année 2012 > Chen Guangcheng, Malala Yusufzai, Alberto Casillas  (Lu 1503 fois)

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Personnes de l'année 2012 > Chen Guangcheng, Malala Yusufzai, Alberto Casillas    Les héros de l'année de Globservateur sont tout sauf des femmes et des hommes de pouvoir. Plutôt des gêneurs des pouvoirs qui, chacun à leur place, par la puissance symbolique de leurs actes, font progresser l'humanité.
1. Chen Guangcheng, le dissident chinois aveugle

Aveugle depuis l'enfance, Chen Guangcheng (photo Reuters) a appris le droit en se faisant lire des manuels par son frère. Il est devenu l'une des bêtes noires du régime communiste de Pékin en dénonçant les stérilisations forcées et les avortements tardifs imposés aux femmes dans les campagnes du Shandong, au nom de la politique de l'enfant unique.
Assigné à résidence par les autorités locales en 2010, après avoir purgé quatre années de prison pour troubles à l'ordre public, l' "avocat aux pieds nus" ridiculise par deux fois le système policier.
En février 2011, il réussit à faire fuiter cette >vidéo, dans laquelle il décrit ses conditions de détention dans sa maison de Dongshigu et montre les gros bras épiant ses moindres faits et gestes par ses fenêtres.
Plus fort , en avril 2012, il parvient à fausser compagnie à ses gardiens en escaladant plusieurs murs et en marchant jusqu'à ce que d'autres dissidents le récupèrent et le transportent jusqu'à l'ambassade des Etats-Unis à Pékin.
Cette rocambolesque évasion provoque une sérieuse tension diplomatique entre les Etats-Unis et la Chine, mais Pékin  finit par laisser Chen et sa proche famille partir pour New York... Le régime continue de le harceler à distance. Son neveu, Chen Kegui, a récemment condamné pour avoir blessé trois policiers venu l'interpeler.

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Chen ne renonce pas. Dans un nouveau message vidéo, début décembre, il appelle le nouveau numéro un chinois, Xi Jinping, à faire respecter l'état de droit à tous les niveaux, et lui conseille une ouverture sur le modèle de la Birmanie :
"Soit vous entendez l'appel du ciel et du peuple en faveur de la réforme, soit vous prenez en otage le gouvernement et maintenez au pouvoir le Parti communiste, cela déterminera si la transition chinoise s'opère de manière pacifique ou dans la violence", y déclare-t-il, dénonçant aussi le silence coupable des dirigeants occidentaux face à Pékin.
 
2. Malala Yusufzai, combattante de l'éducation

Le 9 octobre, un taliban tirait à bout portant sur Malala Yusufzai, 15 ans, alors qu'elle circulait en bus dans la vallée de Swat, dans le nord-ouest du Pakistan, qui vit sous la pression des islamistes radicaux.
Fille d'un enseignant, Malala gêne les obscurantistes parce qu'elle milite pour l'éducation des filles. Très gravement blessée à la tête, Malala a été transportée dans un hôpital de Birmingham (Grande-Bretagne), où elle poursuit sa convalescence (photo).
Le sort de Malala a fait bouger le gouvernement d'Islamabad, qui a décrété un "Malala Day", une journée Malala et a annoncé la construction d'Ecoles Malala dans seize régions touchées par les conflits et catastrophes naturelles. Il a ému le monde entier, et une pétition en ligne réclame qu'elle obtienne le prochain Nobel de la Paix.
L'ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, envoyé spécial des Nations unies pour l'Education, a choisi le père de Malala, >Ziauddin Yusufzai, comme conseiller spécial.
Ci-après, Malala et son père témoignant, il y a trois ans, dans un documentaire du New York Times.

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3. Alberto Casillas, le saint bernard madrilène

Le 25 septembre, alors que les Indignés de Madrid protestaient une nouvelle fois près du Parlement, à Madrid, contre les mesures d'austérité imposées par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, Alberto Casillas (photo AFP) s'interposait entre les policiers et les manifestants réfugiés dans son bar.
Sur ce document, on voit Alberto Casillas se dressant face à la charge policière (aller à 4 min 12 sec); les policiers, à vrai dire, n'insisteront pas alors que les photographes de presses s'attroupent.
Plus loin, il est congratulé par les manifestants dans et devant sa cafétéria (9 min 30 sec). Alberto Casillas, qui a immigré du Venezuela il y a cinq ans, est quasi-instantanément devenu une icône pour toute une partie de l'Espagne.
Alberto Casillas, 49 ans, est de droite. "Que les choses soient claires, je suis au Parti populaire (le parti de Rajoy), mais mercredi on a assisté à un excès policier. Je suis pour le respect de la loi, mais au dessus de la loi, il y a l'humanité. J'ai fait ce que j'avais à faire, c'est tout", a -t-il déclaré au quotidien de gauche El Pais.
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article de BRUNO RIPOCHE - dec 2012  bravoo bravoo
http://globservateur.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/12/20/heros-de-l-annee-2012.html


Nadine Maltese - Photographe Webmaster -  Fondateur de Pixelartese - Portail Arts Plastiques - Nouvelles technologies
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