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Auteur Sujet: FUKUSHIMA - Santé Publique Alerte Protection et information de la population  (Lu 3224 fois)

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28 03 211 Santé Publique Alerte Protection et information de la population : Comprendre et voir la réalité face à l’état de la situation du site nucléaire de Fukushima 
 
Radiation Protection NBC  "L'inhalation de la plus infime particule radioactive, c'est le danger" 
par Hirose TAKASHI un des meilleurs experts Japonais du nucléaire.



 Je reproduis ici la première partie d’une interview de Hirose Takashi par Yoh Sen'ei et Maeda Mari, diffusée par NewStar Asahi TV, le 17 mars 2011 à 20 heures. Traduction du japonais en anglais et présentation par Douglas Lummis. Traduction de l’anglais en français par next-up.org, ...
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Hirose Takashi, qui est un éminent expert, a écrit de nombreux livres, principalement concernant le secteur de l'énergie nucléaire et le complexe militaro-industriel. Son meilleur livre connu est probablement "Nuclear Power Plants for Tokyo" où il a provoqué les industriels du nucléaire : "si vous êtes sûrs qu'elles sont sûres (les centrales nucléaires), alors pourquoi ne pas les construire dans les centres villes plutôt qu’à des centaines de kilomètres, ce qui génère par la distance une forte déperdition d’énergie électrique par les lignes THT" [la déperdition se transforme en réalité en une pollution électromagnétique environnementale qui provoque une électrocution sournoise de la population avec les effets dévastateurs sur la santé qui sont constatés auprès des personnes qui vivent dans les couloirs des THT].

Il donne actuellement de nombreuses interviews télévisées, dont celle-ci, qui est partiellement traduite. Je lui ai parlé au téléphone aujourd'hui (22 mars 2011) et il m'a dit que s’il était logique de s'opposer à l'énergie nucléaire avant, maintenant que la catastrophe a commencé, il serait "juste" de garder le silence, mais il y a à la radio et à la télévision tellement de mensonges grossiers des autorités qu'il ne peut pas garder le silence, c’est un devoir pour lui de dire la vérité. J'ai traduit seulement le premier tiers de l'interview concernant la partie qui se rapporte en particulier à ce qui se passe dans la centrale nucléaire de Fukushima (disponible en intégralité en japonais sur Youtube )

Après ses analyses, nous pouvons apporter des réponses globales sur le "pourquoi en est-on arrivé à cette situation ?". Néanmoins, il constate qu’actuellement l’approche économique du nucléaire est toujours au premier plan, malgré la catastrophe en cours.

D’ailleurs, accepter la solution du sarcophage, ce serait admettre qu'ils se sont trompés et qu'ils ne contrôlent pas les événements.

D'autre part, pour ces industriels, qui sont aussi des humains, c'est beaucoup trop de culpabilité à supporter, cela signifie la défaite de l'idée de l'énergie nucléaire, une idée qu'ils tiennent en dévotion presque religieuse.

Ils savent que cela signifie non seulement la perte de ces six (ou dix) réacteurs, mais que cela signifie aussi à terme la fermeture de tous les autres, ainsi si c’est une catastrophe sanitaire et environnementale inégalée qui se profile, elle est aussi financière pour eux.

S’ils arrivent à refroidir et à contrôler de nouveau la situation, ils pourront dire : "vous voyez, le nucléaire n'est pas si dangereux, après tout".

Fukushima est un drame qui se déroule sous les yeux du monde entier, et peut se terminer par la défaite ou (c’est leur fragile espoir, que je pense être sans fondement) la victoire de l’industrie nucléaire.

Hirose peut nous aider à comprendre de quoi il retourne.
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Yoh Sen'ei :
Beaucoup de gens aujourd'hui ont vu qu’on pulvérise en l’air de l’eau sur les réacteurs, mais est-ce efficace ?


Hirose Takashi :
... Si vous voulez refroidir un réacteur avec de l'eau, vous devez le faire en faisant circuler l'eau à l'intérieur et évacuer la chaleur à l’extérieur par un circuit, sinon cela n'a pas de sens. Donc, la seule solution est de remettre en état les circuits d’électricité, pour essayer de refaire fonctionner les systèmes des circuits de refroidissement. Sinon, c'est comme verser de l'eau sur la lave d’un volcan, cela ne sert à rien.


Yoh :
Rebrancher l'électricité - c'est-à-dire redémarrer le système de refroidissement ?


Hirose :
Oui, c’est exactement cela. L'accident a été causé par le fait que le tsunami a inondé les générateurs de secours et emporté leurs réservoirs de carburant. Si nous n’y arrivons pas, il n'y a aucun moyen de récupérer cet accident.


Yoh :
Tepco [Tokyo Electric Power Company, le propriétaire / exploitant des centrales nucléaires] dit qu'ils s'attendent à mettre sous tension les lignes ce soir.

Hirose : Oui, il y a un peu d'espoir là-bas. Mais ce qui est inquiétant, c'est que les réacteurs nucléaires ne sont pas comme sur les photos (schémas) qui sont montrées (Hirose montre une représentation graphique d'un réacteur, comme celles utilisées à la télévision). C'est juste un schéma.



Voici à quoi ressemble en réalité un réacteur sous sa coupole de confinement (il montre une photo). C'est immense un réacteur. Regardez de plus près c'est une forêt de commutations, de galeries, de fils et de tuyaux. A la télévision ces pseudo-savants parlent et nous donnent des explications simples, mais ils ne savent rien, car se sont des professeurs d'université. Seuls les ingénieurs connaissent. Vous voyez, c’est ici que l'eau a été répandue dans ces labyrinthes avec cette multitude de tuyaux, ces vues réelles sont suffisantes pour vous donner le vertige. Une telle structure est beaucoup trop complexe à comprendre pour nous.



Travaux de maintenance à l'extérieur de la zone de confinement d'un réacteur à eau bouillante

Depuis une semaine maintenant, ils versent de l'eau par là. Et c'est de l'eau salée ! Si vous versez de l'eau salée sur un four chaud, que pensez-vous qu’il se passe ? Vous obtenez du sel. Ce sel se dépose partout et finit par bloquer toutes les vannes qu’il sera impossible de faire fonctionner. Cette eau salée passe partout dans les labyrinthes, va de partout et va tout obstruer. Donc, je ne peux pas croire que c'est juste une simple question qui sera résolue en reconnectant l'électricité que l'eau va recommencer à circuler. Je pense que n'importe quel ingénieur avec un peu d'imagination peut le comprendre. Nous sommes en face d’un système incroyablement complexe et puis, en fait, déverser de l'eau sur les réacteurs à partir d'un hélicoptère - peut-être qu'ils ont une idée de comment cela pourrait agir, mais je ne peux pas comprendre.

Yoh : Il faudra plus de 1.300 tonnes d'eau pour remplir les piscines qui contiennent les barres de combustible irradiées dans les réacteurs 3 et 4. Ce matin nous en sommes à 30 tonnes. Ensuite, les Forces d'autodéfense avec leurs 5 camions pompes ont peut-être réussi à en déverser aussi 30 tonnes, mais où ? Ce qui est sûr, c’est que tout ceci est très loin d'être suffisant ; même s’il y a une suite, cela ne changera en rien la situation ?

Hirose : En principe, cela ne peut pas. Parce que, même quand un réacteur est en fonctionnement normal, il nécessite un contrôle constant de maintien de la température pour la sécurité. Maintenant, c'est un désordre complet à l'intérieur des installations et quand je pense aux 50 personnes qui y travaillent, j'en ai les larmes aux yeux. Je suppose qu'ils sont exposés à de très grandes quantités de rayonnements et qu'ils restent car ils ont accepté de faire face à la mort. Combien de temps peuvent-ils tenir ? Je veux dire, physiquement ? C'est la situation à ce jour.

Alors quand je vois ces beaux parleurs à la télévision, je veux leur dire, "Si c'est ce que vous dites, alors allez-y faire le travail vous-même !" Vraiment c’est honteux de les entendre, ils parlent, c’est un non-sens, ils essayent de rassurer tout le monde surtout pour éviter la panique. Ce qu'il nous faut maintenant, c'est "une bonne panique contrôlée", parce que la situation est arrivée au point où le danger est réel.
Si j'étais le Premier Ministre Kan, j’ordonnerais de faire ce que l'Union Soviétique a fait quand le réacteur de Tchernobyl a explosé, la solution sarcophage, enterrer le tout dans du béton fourni par toutes les entreprises du Japon. Ceci, parce que vous avez à assumer le pire des cas. Pourquoi ? Parce que, dans la centrale nucléaire de Fukushima, il y a aussi l'usine de Daiichi avec six réacteurs et l'usine de Daini avec quatre, ce qui fait un total de dix réacteurs. Si un seul d'entre eux développe le pire des cas [fusion incontrôlée ou atteinte de criticité], alors les travailleurs n’y pourront plus rien, il faudra évacuer le site en attendant l'effondrement.

Donc, si, par exemple, l'un des réacteurs de Daiichi s’enfonce, pour les cinq autres cela ne sera qu'une question de temps.
Nous ne pouvons pas savoir dans quel ordre cela risque de se produire, mais certainement ils suivront tous le même chemin. Et si par malheur cela arrive, Daini n'est pas si loin, alors, probablement, les autres réacteurs eux aussi s’enfonceront. Je suppose qu’aucun travailleur ne sera en mesure de rester sur cette zone.

Je parle du pire des cas, mais la probabilité n'est pas faible. C'est le danger que le monde regarde et qui menace l’humanité, mais il est caché au Japon.

Comme vous le savez, des six réacteurs de Daiichi, quatre sont dans un état très endommagé. Donc, même si dans le cas où un irait bien et que la circulation de l'eau soit rétablie pour trois d’entre eux, la crise ne serait pas finie, je déteste le dire, mais je suis pessimiste. Alors, pour sauver le peuple, nous devons réfléchir à un moyen de réduire les fuites de rayonnements au niveau le plus bas possible. Non par pulvérisation d'eau par des tuyaux, comme l'eau d'arrosage dans un désert, mais par une solution radicale de sarcophage et de refroidissement souterrain immédiat.

De plus imaginez, tout le monde sait combien de temps prend une forte dépression atmosphérique pour passer sur le Japon... C'est avec une vitesse de vent de deux mètres par seconde, il ne faut donc environ que quelques jours pour que l'ensemble du Japon soit couvert par des radiations. Nous ne parlons donc plus de distances de 20 km, 30 km ou 100 km. Cela signifie bien sûr que Tokyo, Osaka seront touchés inévitablement en fonction de la vitesse à laquelle un nuage radioactif pourrait se propager. Bien sûr, cela dépend de la météo ; nous ne pouvons pas savoir à l'avance la façon dont le rayonnement sera diffusé. Ce serait effectivement bien si le vent soufflait toujours vers la mer, mais malheureusement cela ne sera pas toujours le cas. Il y a deux jours, le vent soufflait vers Tokyo. Voilà ce qu'il en est...

Yoh : Chaque jour, les autorités gouvernementales locales effectuent des mesures de la radioactivité. Toutes les stations de télévision disent que toutes les radiations sont à la hausse, mais qu’elles ne sont encore pas encore assez hautes pour être un danger pour la santé. Ils les comparent à une radiographie aux rayons X du corps et si elles augmentent, ils conseillent de porter un appareil dosimétrique. Qu’est-ce que cela changera à la question ?

Hirose : Par exemple, hier autour de Fukushima, la station de Daiichi a mesuré 400 millisieverts par heure. Avec cette mesure, Edano le chef du cabinet de la préfecture a admis pour la première fois qu'il y avait un danger pour la santé, mais il n'a pas expliqué ce que cela signifie.
Je pense que tous les médias d'information sont en faute. Ils disent des choses stupides comme : nous sommes exposés à des rayonnements tout le temps dans notre vie quotidienne, nous sommes soumis aux rayons cosmiques, mais c'est un millisievert par an. Une année compte 365 jours, un jour a 24 heures, multipliez 365 par 24, vous obtenez 8.760. Multipliez les 400 millisieverts, vous obtenez 3.500.000 [millisieverts], la dose actuelle dans cette zone. Vous appelez cela sécuritaire ?
Et est-ce que les médias ont signalé ces valeurs d’irradiation ? Aucun.
Ils les comparent à un scanner, qui est un plus pour un instant, ce qui n'a absolument rien à voir avec ce que nous vivons. La radioactivité qui ne peut pas être mesurée est celle de la matière radioactive qui s'échappe du site nucléaire, c’est celle des particules radioactives. Se sont ces particules contaminantes qui sont les plus dangereuses, car se sont elles qui en pénétrant dans votre corps amènent une source de radioactivité directement au contact de vos cellules et organes en l’irradiant de l’intérieur.

Ces chercheurs-porte-parole de l'industrie viennent à la télévision ; que disent-ils ? Ils disent que si vous vous éloignez, le rayonnement est réduit en raison inverse du carré de la distance. Je tiens à dire le contraire.
L'irradiation interne se produit lorsque les particules radioactives sont ingérées, dans votre corps. Que se passe-t-il ?

Disons par exemple qu'une particule radioactive est à 1 mètre de vous et que vous l’inhalez dans vos poumons. La distance de la source radioactive est maintenant de l’ordre du micron, puisqu’elle colle à votre organe ! Un mètre est égal à 1.000 millimètres et un micron à un millième de millimètre. C’est mille fois mille (c'est-à-dire mille au carré).
C’est la véritable signification de l'irradiation "inversement proportionnelle au carré de la distance par rapport à la source radioactive", car, dans ce cas, il n’y a plus de distance mesurable et le facteur d’irradiation, même s’il est faible et surtout variable en fonction du type de particules radioactives (radionucléides), s’en trouve augmenté d’un billion (10 ¹² soit 1.000 milliards) !
En conséquence, L'inhalation de la plus infime particule radioactive, c'est le danger ["Inhaling even the tiniest particle, that’s the danger"].

Yoh :
Donc, comme à la TV, faire des comparaisons avec les rayons X des radiographies et la tomodensitométrie, n'a pas de sens. Il ne faut donc pas respirer (inahaler), ni ingérer des matières radioactives.


Hirose :
C’est exact. Quand elles pénètrent dans le corps, on ne sait pas où elles vont migrer et se fixer. Le plus grand danger est celui des femmes enceintes en particulier, des bébés et des petits enfants.

Maintenant, ils parlent d'iode et de césium, mais ce n'est qu'une partie des contaminants radioactifs et en plus, la plupart du temps, ils ne possèdent pas les instruments de détection appropriés. Ce qu'ils appellent leurs moyens de surveillance des mesures de la valeur des rayonnements dans l'air (balises) ne détectent pas ce que nous pouvons inhaler. Ce qu’ils mesurent n'a aucun lien avec la quantité de matières radioactives dans l’air...

Yoh :
Donc, les dommages causés par les rayons radioactifs et les dommages causés par les particules de matières radioactives, ne sont pas les mêmes.


Hirose :
Si vous me demandez, ici dans ce studio : "ce sont tous des rayonnements radioactifs provenant de la centrale nucléaire de Fukushima ?", la réponse sera non. Mais par contre, pour les particules radioactives qui sont transportées ici par l'air, la réponse sera oui. Lorsque le noyau d’un réacteur commence à fondre, des éléments radioactifs de l'intérieur s’échappent par les ouvertures (crevasses et dommages) vers l’extérieur, c’est ce qui est actuellement le cas et, avec la chaleur, elles montent vers le haut dans l’atmosphère.


Yoh :
Est-il possible de détecter ces particules radioactives ?


Hirose :
J'ai été informé par un journaliste que maintenant TEPCO n'est pas encore équipé d’un tel équipement (collecteur de particules) pour faire un suivi régulier. Ils ne prennent qu’occasionnellement de telles mesures de valeurs de densité, avec le centre de contrôle d’Etat géré par Edano.


Il faudrait prendre des mesures en permanence, mais ils n’ont pas les moyens de le faire. Elles seraient nécessaires pour évaluer l’ampleur et le nombre de fuites radioactives. Cela nécessite des instruments de mesure très sophistiqués. Mesurer seulement un niveau de rayonnement dans l'air, par exemple lorsque vous vous déplacez en voiture, n’est absolument pas suffisant, qu’il soit faible ou élevé cela n’est pas la donnée la plus fondamentale pour la santé.


Nous avons besoin de savoir quel type de matières en particules radioactives s'échappent, et où elles vont pour les suivre et donner l’alerte,
malheureusement ils n'ont pas un système en place pour le faire maintenant.




SOURCES -  PDF  POUR INFOS ET MEDIAS : http://www.next-up.org/pdf/Alerte_Protection_population_Voir_la_realite_en_face_sur_etat_de_la_situation_par_Takashi_Hirose_28_03_2011.pdf
 

http://www.cartoradiations.fr

 
« Modifié: 26 mai 2011 à 17:45:27 par Pixelartese »


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conséquences radioactives de Fukushima (selon la CRIIRAD)


Interview datant du 25 mars 2011 - CRIIRAD
« Modifié: 06 avril 2011 à 18:37:36 par Pixelartese »
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Mr Michel Fernex, professeur revele l'accord entre l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique). de 1959, dit WHA 12-40..

6 avril 2011 - Fukushima, Tchernobyl : « L'OMS répète les chiffres de l'AIEA »

Un ancien de l'Organisation mondiale de la santé dénonce des liens malsains avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.
Dr. Michel Fernex (Yann Forget/Wikimedia Commons).

Ancien président de l'association Enfants de Tchernobyl-Bélarus, aujourd'hui professeur émérite à l'université de Bâle, Michel Fernex relève, lors de l'accident de Tchernobyl comme actuellement à Fukushima : une « étrange absence » de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Médecin tropicaliste à l'OMS, il mène une carrière paisible nourrie d'idéaux, jusqu'à ce qu'il découvre fortuitement l'accord qui lie son institution à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) : en 1995, il participe à un congrès sur les conséquences de Tchernobyl, Hiroshima et Nagasaki. Les actes ne sont pas publiés. Pourquoi ?

Son enquête commence au sein de l'OMS. Finalement, un ancien directeur général de l'agence de santé lui confiera que c'est l'AIEA qui a bloqué la publication, grâce à l'accord WHA 12-40 qui lie les deux institutions. Un accord inacceptable d'après lui, puisque l'OMS a pour but la santé publique dans le monde, et l'AIEA le développement du nucléaire civil.

Rue89 : Comment est né l'accord entre l'OMS et l'AIEA de 1959, dit WHA 12-40 ?

Michel Fernex : En 1956, l'OMS a posé la question suivante à des généticiens :

    « Quels sont les effets génétiques des radiations chez l'homme, puisque l'industrie nucléaire se développe et que des radiations vont toucher de plus en plus d'humains ? »

Le groupe de travail comportait un prix Nobel de génétique et d'autres grands noms. Les conclusions du rapport étaient que cette industrie va accroître le rayonnement et, de ce fait, augmenter aussi les mutations dans la population. Et elles seront nuisibles pour l'individu et pour ses descendants.

Cet avertissement a beaucoup inquiété l'ONU, qui a créé l'Agence internationale de l'énergie atomique en 1957, soit seulement un an plus tard. L'AIEA a, selon ses statuts, comme objet principal :

    « D'accélérer et d'accroitre la contribution de l'énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier. »

Traduction : c'est une agence de promotion du nucléaire commercial.

Les choses se sont gâtées lorsque l'AIEA a conclu avec toutes les agences subalternes des accords. L'existence de ces derniers est normale, mais l'accord avec l'OMS a des particularités.

L'une d'entre elles est d'exiger la confidentialité dans certains domaines, sans préciser lesquels. Ce qui est tout à fait contraire à la Constitution de l'OMS. Car l'opinion publique ne doit pas subir de secret sous prétexte que le nucléaire est dangereux.

Un autre point de l'accord indique que les deux agences doivent être d'accord pour tout projet qui concerne un intérêt commun. Illustration au moment de Tchernobyl. (Ecouter le son)

Vous voyez des ressemblances entre le comportement de l'OMS lors de la catastrophe de Tchernobyl et aujourd'hui avec Fukushima ?

J'y vois une même absence, une étrange absence. Pour fournir des chiffres, il faut faire des travaux et l'OMS n'en a pas fait. L'OMS ne peut que répéter les chiffres que lui donne l'AIEA.

Actuellement, si vous allez au Japon et que vous cherchez l'OMS, vous ne la trouverez pas. Ils ne sont pas là. L'AIEA est là depuis le départ. C'est l'effacement total de l'OMS face à un nouvel accident nucléaire.

Et ils vous diront qu'il y a eu 40, 50, 5 000 ou 500 000 malades. Cela dépendra des chiffres que fournira l'AIEA.

Le réacteur numéro quatre de la centrale nucléaire de Fukushima-Dai-Ichi 1, au Japon, en octobre 2008 (Kyodo/Reuters).

Vous voulez dire que l'on « décide » d'un nombre de morts ou de malades ?

C'est ce qui s'est passé pour Tchernobyl… Je suis allé au forum de l'OMS en 2004 à Genève, un représentant de l'AIEA présidait le forum pendant trois jours.

Dans son introduction, il nous a expliqué que nous allions décider s'il y a eu plutôt 400 000 ou 40 décès dus à Tchernobyl. Et nous avons, au bout de trois jours, fini à 38 décès. Comment ? Je vais vous montrer comment on supprime un sujet…

Les scientifiques ont exclu la pédiatrie du débat, car une pédiatre interrogée à brûle-pourpoint n'a su que répondre. (Ecouter le son)

Votre expérience de terrain, auprès des enfants en Biélorussie, dément l'affirmation de l'OMS selon laquelle les radiations se dispersent très vite dans l'atmosphère. Expliquez-nous ce que vous avez trouvé.

De génération en génération, on trouve de plus en plus de mutations génétiques. On a constaté dans des zones contaminées de l'apathie, des leucémies, des malformations cardiaques, des cas de vieillissement prématuré, mais aussi une augmentation du diabète de type 1, sans facteur héréditaire et ce de plus en plus tôt, chez des enfants toujours plus jeunes, parfois même chez les nourrissons. Et mille autres choses encore…

Les radionucléides stockés dans le sol contaminent les aliments, surtout les arbres. Or, les gens prennent librement du bois dans les forêts. Ce bois chauffe la maison et alimente le poêle de la cuisine. La pièce la plus chargée en radioactivité est donc souvent la cuisine. On place ensuite les cendres dans un seau et elles servent d'engrais. La contamination du potager est donc entretenue et peut-être même amplifiée.

Ces phénomènes ne s'atténuent pas avec le temps, bien au contraire.

voir l'article / ecouter le mp3
SOURCES : http://www.rue89.com/2011/04/06/fukushima-tchernobyl-loms-repete-les-chiffres-de-laiea-198646
6 avril 2011

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''Les substances radioactives se sont propagées à des altitudes plus élevées dans l'atmosphère,''a indiqué le ministère.

http://english.kyodonews.jp/news/2011/04/82903.html




Arnie Gunderson April 3 Unit 1 In Meltdown (Japan) Can You Handle The Truth?

Criticité
auteur : http://www.fairewinds.com/content/who-we-are&usg=ALkJrhg6DneJOmUDo-hz_uWC6tRydRQNiw
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Helen Caldicott nous parle de Fukushima - Soustitres Francais !


"des hommes sont tres malades".. quand la justice se levera, il faudra inventer des solutions, car elle va couter cher, Kerviel et ses 4.9 milliards, une broutille, pour les acteurs et complices de ce genocide mondial : Nuremberg .. si justice internationale existe..
"Il y a deux sortes de justice : vous avez l'avocat qui connaît bien la loi, et l'avocat qui connaît bien le juge." COLUCHE
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M. Ishikawa "Tout le combustible a fondu"


Ishikawa de l'institut de technologie nucleaire lance un appel aux meilleurs experts du monde car c'est la guerre que livre Fukushima .Il y a urgence, les manoeuvres ne sont que des diversions, caricaturales ! Il prend a contre pied les communiqués de Tepco et du gouvernement japonais sur une TV nationale !



  Les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Dai-ichi auraient fondu à 100%.   

Selon Mishio Ishikawa, ardent promoteur de l’énergie nucléaire et fondateur du JANTI (Japan Nuclear Technology Institute), les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 de Fukushima Dai-ichi auraient fondu à 100%.

 
 S’exprimant dans une émission le 29 avril sur Asahi TV, il a créé la surprise en donnant une version totalement différente de celle de Tepco et du gouvernement.
 
 Iida Tetsunari, directeur de l’ISEP (Institute for Sustainable Energy Policies), qui participait également à l’émission, a affirmé être entièrement d’accord avec l’évaluation de la situation de Mishio Ishikawa et a ajouté : « Personne ne sait ce qu’il faut faire, nous devons demander l’avis mondial des meilleurs et des plus brillants ».
 
 Kohey Otsuka, vice-ministre de la santé et des affaires sociales déclare pour conclure : « Aucun de nous ne sait à coup sûr l’état du cœur des réacteurs, il ne faut pas faire de spéculations sur une télévision nationale ». Sous entendu : fermez-la maintenant !
 
 Trop tard Monsieur le censeur, l’Internet se charge de diffuser dans le monde entier l’avis d’un spécialiste de la question nucléaire.
 
 Car il s’agit de la sécurité du monde entier.


Qui est Mishio Ishikawa ?
Né dans la préfecture de Kagawa Takamatsu, il est diplômé en génie mécanique à Tokyo. 1957, il entre à l'Institut japonais de recherche sur l'énergie nucléaire (JAERI) de Tokai-mura. Il participe à la réalisation d’un réacteur de démonstration au Japon en 1963. Après avoir été directeur adjoint de l’Institut de Tokai, il devient, en 1991, professeur à l’Université d’Hokkaido.1973 à 2004, il est conseiller dans diverses organisations (AIEA, Agence de sureté nucléaire) et au ministère de la Science et la Technologie. En avril 2005, il devient président du Japan Nuclear Technology Institute (JANTI).Depuis sa retraite, il sert de conseiller technique pour l'énergie nucléaire. Ses publications portent entre autres sur le démantèlement d’un réacteur nucléaire, et sur l'emballement d’un réacteur nucléaire.
   
   
sources :[/color]
 Blog d’un Japonais vivant en Californie qui a diffusé et retranscrit des passages de l’émission[/color]
 http://ex-skf.blogspot.com/2011/04/fukushima-i-nuke-plant-japan-nuclear.html
 Emission télé sur la chaine Asahi TV du 29 avril 2011 :vidéo en japonais
 http://www.youtube.com/user/superkeaton2011#p/u/9/kO0flpwmjJI
 vidéo avec traduction française partielle

 http://www.dailymotion.com/video/xii9gb_m-ishikawa-tout-le-combustible-a-fondu_news
 
 Site du JANTI
 http://www.gengikyo.jp/english/shokai/shoukaiindex.html
 
 Site de l’ISEP
 http://www.isep.or.jp/

   

auteur : Par Pierre Fetet           -

sources : http://fukushima.over-blog.fr/article-les-coeurs-des-reacteurs-1-2-et-3-de-fukushima-dai-ichi-auraient-fondu-a-100-73003947.html
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Le rapport gouvernemental dit que l’emballement dévastateur de la fusion du cœur des réacteurs survenu à la centrale Fukushima pourrait rendre le Japon inhabitable    9 juin 2011 | Auteur: Jo   
Natural News, Ethan A. Huff, 9 juin 2011

Les derniers rapports confirmant que les  réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ont complètement fondu juste quelques heures après que le tremblement de terre et le tsunami dévastateurs ont frappé la région le 11 mars, ont été éclipsés par des nouvelles pires encore : La fusion de tous les réacteurs s’emballe
    • probablement,  une situation qui, selon le journal japonais Daily Yomiuri est « le pire aboutissement d’un accident nucléaire. »
    [* Ndt : Le terme melt-through, du texte original, signifie : Accident de réacteur nucléaire dans lequel la fusion du cœur de combustible nucléaire s’emballe. Le combustible nucléaire fondu coule au fond du réacteur et traverse l’enceinte de confinement. Un phénomène aussi appelé syndrome chinois.]
     
    Lors d’une interview avec le Wall Street Journal,  le haut fonctionnaire Ichiro Ozawa a suggéré qu’il se puisse que la situation à Fukushima rende « inhabitable » le pays du Japon entier.
     
    La fusion d’un cœur nucléaire implique que [la température du] combustible dépasse le point de fusion jusqu’à endommager le réacteur. Fuyant à l’extérieur, le combustible menace virtuellement de propager dans l’environnement une grande radioactivité. L’emballement de la fusion du cœur d’un réacteur est, bien entendu, un scénario encore pire, puisque le combustible nucléaire fond littéralement et traverse le fond de l’enceinte de confinement du réacteur endommagé – et, traversant même vraisemblablement les enceintes externes, passe directement dans le sol, l’air et l’eau.
     
    Selon le journal Daily Yomiuri, ce  rapport suggérant que l’emballement de la fusion a déjà eu lieu, un fait  qui est prêt à être soumis à l’Agence internationale de l’énergie  atomique (AIEA), est la « première reconnaissance officielle » de  l’urgence de la situation. Le journal confirme également ce qui était  soupçonné dès le début, que ce scénario a tout le temps été en cours,  car les rapports ultérieurs ont confirmé que cette catastrophe  inimaginable a percé les enceintes de confinement des réacteurs, et que  de l’eau radioactive, et peut-être même du combustible, se sont échappés  par le bas des enceintes.
     
    L’AIEA a déjà déclaré que la catastrophe de Fukushima est au moins aussi grave que le désastre de Tchernobyl, mais cette nouvelle information suggère maintenant que c’est vraisemblablement encore pire. On ignore actuellement si le combustible accumulé dans les enceintes de confinement s’est infiltré à l’extérieur,  où il a la capacité de contaminer les nappes phréatiques et d’entraîner  d’immenses dommages environnementaux.
     
    Dans une interview réalisée avant la publication du nouveau rapport, Ichiro Ozawa a dit au Wall Street Journal que les régions autour de Fukushima sont déjà devenues complètement « inhabitables. » Il a également insinué que, vu la tournure actuelle, beaucoup de ce qui reste du pays, dont Tokyo, pourrait subir le même sort si rien n’est fait correctement et efficacement pour maîtriser la situation.
     
    Sources de cet article : - www.yomiuri.co.jp/dy/national/T110607005367.htm - online.wsj.com/article/SB10001424052702304066504576348263512336934.html - hawaiinewsdaily.com/2011/03/when-the-fukushima-meltdown-hits-groundwater/ Original : www.naturalnews.com/032657_Fukushima_meltdown.html Traduction copyleft de Pétrus Lombard Alter Info
     
    Nadine Maltese - Photographe Webmaster -  Fondateur de Pixelartese - Portail Arts Plastiques - Nouvelles technologies
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