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Auteur Sujet: Art, artisanat ou commerce ?  (Lu 690 fois)

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Art, artisanat ou commerce ?
« le: 30 novembre 2010 à 13:43:34 »
Art, artisanat ou commerce ?

Article proposé à l’occasion de sa parution dans le numéro spécial de la revue 303 consacré à la photographie 

Pendant des décennies, les boutiques de photographes ont servi une   clientèle de particuliers qui s’y rendaient, tout d’abord, pour se faire   « tirer le portrait », puis, à partir des années 1960 et l’essor des   pratiques amateur, pour faire tirer leur propres clichés. Ce fut une   activité florissante, même si les résultats économiques variaient   sensiblement d’un magasin à l’autre. Car plusieurs options coexistaient   dans ce métier, depuis les plus commerciales jusqu’aux plus artistiques.   Au cours des trente dernières années, certaines ont périclité, d’autres   se sont maintenues en se transformant, sous l’effet notamment des   technologies numériques. Globalement, le nombre de boutiques s’est   réduit : selon un ancien responsable professionnel, on comptait en 1990   un photographe pour 4 à 5 000 habitants en Loire Atlantique pour   aujourd’hui seulement un pour 16 000 ; 50 adhérents au GNPP (Groupement   national de la photographe professionnelle, le syndicat spécialisé) dans   le département en 1990 et seulement 16 aujourd’hui.
Afin d’illustrer, plus que réellement décrire, cette évolution   rapide, je vais restituer ici le parcours professionnel d’un photographe   installé depuis 1977 à Chateaubriant (Loire Atlantique). Au cours de   son apprentissage, Marc Chauvin a côtoyé l’ancienne génération des   photographes formés aux techniques traditionnelles du métier. Puis il a   vécu  l’arrivée massive des amateurs, ainsi que le passage à la couleur.   Enfin, depuis plusieurs années déjà, il est confronté comme beaucoup   d’autres aux bouleversements provoqués par la concurrence directe de la   grande distribution et l’irruption du numérique. Je m’efforcerai de   contextualiser son parcours grâce à des informations recueillies auprès   d’autres photographes de la région1.
La vieille école
Marc Chauvin est entré en apprentissage en 1968 dans le studio le   plus réputé de la ville, tenu par Raoul Vilbois. « J’ai eu une chance   extraordinaire : je suis tombé sur un photographe qui était un excellent   maître d’apprentissage, qui apprenait à aimer la photo. (…) Il ne   prenait que des gens passionnés. » Lui-même avait d’ailleurs fréquenté   son magasin pendant une bonne année avant d’être pris comme apprenti.   Dans son studio,  M. Vilbois accueillait régulièrement des peintres, des   artistes, des poètes. Sa fille, également photographe, était mariée   avec un artiste peintre. « Des fois, se souvient Marc Chauvin, on   passait plus de temps assis dans le laboratoire à écouter ces gens-là   causer, qu’à travailler. Mais ce n’était pas grave. » Il faut dire que   l’argent ne semblait pas être la préoccupation principale de M. Vilbois,   dont le commerce tournait sans plus.
.......

extrait et sources

lire la suite de l'article ici : http://culturevisuelle.org/viesociale/1818
Auteur : Sylvain Maresca 


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