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Auteur Sujet: Une pleine page de pub gratuite pour Fotolia  (Lu 2834 fois)

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Une pleine page de pub gratuite pour Fotolia
« le: 18 mars 2013 à 21:30:07 »
"Une pleine page de pub gratuite pour Fotolia"par www.macandphoto.com
 bravoo bravoo

Page mise à jour, le lundi 18 mars à 11h11.

Drôle de surprise ce matin, que de découvrir à la dernière page d'un mensuel photo bien connu, une pleine page de pub gratuite consacrée à Fotolia ! Sous la forme d'une interview complaisante de son Directeur Général, Guillaume Le Bleis.

Celui-ci déclare même : "Nous souhaitons défendre les droits d'auteur"... Ah la bonne blague !

Et tout ça sans la moindre question dérangeante du journaliste, on se croirait au journal de 20h sur TF1. On aimerait savoir si la responsabilité en incombe au journaliste supposé complaisant ? Ou à la personne qui a préféré "couper" les questions polémiques ? Cet interview, c'est un peu comme si on interviewait Vladimir Poutine sur la démocratie, sans oser un mot sur les atteintes aux droits de l'homme en Russie...

Quand on connait les polémiques provoquées par l'activité de ce "prédateur industriel" qu'est Fotolia, c'est un véritable scandale. Ne pas avoir consacré "une seule petite ligne", pour rappeler aux lecteurs que les succès de Fotolia sont controversés… Voila qui confère à l'entreprise de blanchiment, ou à la faute professionnelle (au choix)...

D'autant que traditionnellement la dernière page d'un mensuel, est souvent l'emplacement réservé aux "point de vues au vitriol"… Au éditoriaux engagés, rédigés par un journaliste externe et réputé pour sa liberté de ton. Raté ! Ce qui est triste, c'est de voir des journalistes participer à l'entreprise de démolition de leur propre métier. Ce journaliste a-t-il été payé au tarif Fotolia, pour écrire ce papier ? Je pense que non et qu'il n'est lui-même pas contributeur de Fotolia. Il est forcément au courrant de ce qu'est Fotolia, alors pourquoi pas la moindre question sérieuse ?
 
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"Nous souhaitons défendre les droits d'auteur", belle entreprise de désinformation ! Car tout ceux qui connaissent le marché de la photo savent très bien comment Fotolia prospère, en tant que prédateur :
D'abord, l'entreprise surfe sur la naïveté de milliers de photographes amateurs, qui nourrissent "la bête" gratuitement, avec leurs images (parfois excellentes oui), mais ne gagneront jamais un Copec…

Ensuite, pour les motiver Fotolia annonce que certains collaborateurs "gagnent régulièrement 10.000 € par mois". La bonne blague une fois encore, que recopie consciencieusement notre mensuel, pour bien faire passer le messages à ses lecteurs (éventuellement futurs contributeurs de Fotolia)... En omettant de signaler que ces personnes sont extrêmement rares.
 
Si tant est qu'elles existent même, ce que je conteste vigoureusement. Car ce qu'avance Fotolia est totalement invérifiable. Tant que ces personnes (supposées nombreuses) gagnant sois-disant leur vie grâce à Fotolia, ne publieront pas leurs fiches d'impôts (avec le détail des revenus), je considère qu'elles n'existent pas ! C'est pure invention du service communication de Fotolia : c'est le miel pour attirer les mouches...

D'ailleurs sur le web, cela commence à se savoir que l'on ne gagne que des clopinettes avec Fotolia. Ce qui explique peut-être l'intérêt qu'a Fotolia à "communiquer" dans un mensuel photo, dans le but évident de recruter des fidèles... Ce sont eux qui alimentent la bête.

Oui, Fotolia, c'est exactement le principe du Loto et du Casino, qui vivent de la naïveté des imbéciles et des naïfs ! Les joueurs sont aveuglés par les gains potentiels et perdent leur temps et leur argent, en nourrissant l'organisateur de l'arna*k… Tout ceci a déjà été écrit à au sujet de Fotolia, renseignez-vous sur Google.

Relisez notre rubrique Droit d'auteur et cetFotolia : une leçon à 9 797 € (témoignage)... Etant moi même plutôt convaincu par le libéralisme, tout cela serait très bien, si Fotolia n'était en train de décimer une partie de la profession… Exactement comme les chaluts dérivants, déciment rapidement les océans. Au profit d'une minorité appâtée par le gain immédiat…

Les océans sont un bien commun à toute l'humanité. Les artistes et les créateurs aussi… Une civilisation qui les laisseraient mourir de faim, serait une civilisation promise à la barbarie. Nous y allons tout droit. Dans une société et une économie en bonne santé, Fotolia n'existerait pas. C'est un peu comme ces infections opportunistes, qui sont les symptomes d'un affaiblissement général de l'organisme.
 
Le libéralisme et le capitalisme, n'ont (bien) fonctionné jusqu'à la fin du 20em siècle, que parcequ'une certaine "moralité" était respectée et que des règles encadraient la liberté de s'enrichir… On devrait protéger le marché de la photo (comme on a protégé le Cinéma Français) et limiter les agissements de Fotolia, avant que l'intérêt commun ne soit mis en périle. Cela a déjà été fait par le passé...

Mais depuis la mondialisation, nous vivons une période de transition, ou les règles fixées par les nations sur leur marché intérieur n'ont plus court. Et les règles internationales qui devraient les remplacer, n'ont pas été encore inventées. Et ne le seront peut-être jamais…

Les civilisations à l'échelle des nations sont en train - imperceptiblement - de s'éffondrer, vaincues par la barbarie économique globalisée. Une régulation économique et une civilisation mondiale, n'adviendront pas de notre vivant ! Donc, préparons nous à affronter une interminable période de décadence et de barbarie.
Fotolia n'est qu'un minuscule échantillon (dans un domaine qui nous est famillier), de ce qui nous attend dans tous les domaines...

Ne rêvons pas. Nous ne pourrons pas arrêter Fotolia. Ni même modérer son appétit. Et même si l'on arrêtait Fotolia dans cette entreprise de prédation, un autre monstre à plusieurs tête le remplacerait immédiatement…

Dans un contexte ou notre souveraineté nationale a été abdiquée (il y a quelques décénies), soyez certain qu'on trouverait vite une directive Européenne pour condamner la France si nous instaurions le moindre "protectionnisme des droits d'auteur", comme la France a déjà été condamnée dans d'autres domaines.

Notre pays et même l'Europe toute entière, sommes isolés dans un capitalisme redevenu sauvage à l'occasion de la mondialisation. Par définition la planète entière, n'est régulée par aucune règle, seulement par la loi du plus fort.

Notre pays ne dispose plus des moyens d'interdire les agissement incontrolables des entreprises mondialisées. Ni même de l'envie : "La France est triste et sans énergie" disait l'autre... L'abdication récente de la presse Française face à Google est un autre exemple de cette fin prochaine de notre "civilisation locale". Qui pourtant était si douce, avec ses congés payés, sa "sécurité sociale" et ses 35h... Fotolia ne vous versera jamais aucuns congés payés.

En France, rien ne sera même tenté face à l'ogre Fotolia : même pas au nom des droits d'auteur (j'ai failli écrire droits de l'homme, dont les intellos Français adorent se gonfler la poitrine de façon excessive et ridicule, sans rien pouvoir faire de très concret ensuite). On ne fera rien pour sauvegarder les créateurs, car ce mouvement dépasse les hommes, les partis et les chefs d'états...

Parenthèse : chefs d'états qui ne sont élus qu'à la seule condition de faire des promesses séduisantes, donc intenables comme le rappelait hier soir avec objectivité, un François Bayrou en assez grande forme (chez le -parfois insuportable- Ruquier). Au passage, ne ratez pas Eric Zemmour samedi prochain qui serait parfait pour vous expliquer le drame que vivent les victimes du rouleau compresseur Fotolia. Fin de parenthèse.

Mais sans artistes et sans auteurs, la civilisation numérique dont on rêvait pour demain, ne sera qu'un marché de bits et de pixels sans âme !

Ou s'échangeront des "données", plutôt que des oeuvres, ou des créations… Ou les créateurs seront ravalés au rang de prolétaria numérique exploité. "Foçats du cybermonde", solitaires en plus...


Fotolia nous donne une bonne idée de ce cauchemar mondialisé que sera l'internet, l'industrie du numérique et des services de demain. Au tarif Fotolia, en bossant 24h/24 et 7j/7, il vous sera impossible de vivre de vos photos. Par contre, en Chine ou en Inde, ça pourrait  peut-être le faire... Relire "Les forçats du Cybermonde et les millions de Fotolia".


Tant d'espoirs réduits en cendre. Tant de rêves imaginés au tournant des années 2000 (j'étais co-fondateur d'une startup en 1999, nous imaginions par exemple qu'Internet pourrait nous libérer des agences en favorisant l'essort des photographes indépendants)...

Tout ça pour en arriver à Fotolia, 15 ans plus tard… Ou à Instagram (la créativité surgelée et mise en boite Instagram ou le triomphe de la médiocrité en photo)... Ou au Harlem shake, emblème hallucinant de cette débilité contagieuse et frénétique, qui gagne par épidémie un monde occidental privé de valeurs, d'espoirs et même de désirs.

Notre rêve numérique à fort mal tourné ! Bienvenue chez les zombies acculturés…


* photos :  Votre costume de zombie sexy ici... J'ai volé cette image chez deguiz-fetes.fr, en espérant qu'ils me pardonnent et que ça pousse plus de gens à lire cet article... Cette image ne venant pas de Fotolia, je suppose que le photographe a été bien payé et le modèle aussi.


SOURCES : http://www.macandphoto.com/2013/03/une-pleine-page-de-pub-gratuite-pour-fotolia.html

 


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Une pleine page de pub gratuite pour Fotolia
« Réponse #1 le: 18 mars 2013 à 21:34:09 »
Complément 18 mars 11h11, avec une mise au point de Thierry Secretan, de la PAJ : Association de Photographes, Auteurs et Journalistes :
« En 2011 l'association PAJ ayant communiqué une analyse juridique à S. Hubac, présidente du CSPLA (Conseil supérieur de la propriété artistique et littéraire) sur les pratiques commerciales de Fotolia, le CSPLA a entrepris d'étudier le cas.
Après les élections Mme S. Hubac est devenue dir. cab de F. Hollande mais a laissé des instructions pour que l'étude continue. Depuis PAJ a été auditionnée à deux reprises par la mission Lescure, le seconde fois plus précisément sur le D.R et sur les microstocks, et une fois par le CSPLA sur les microstocks.
Nous nous sommes rendus à ces deux dernières auditions en compagnie des avocates spécialistes du droit d'auteur qui sont intervenues lors du colloque de PAJ au Sénat. Il a été intéressant de constater que lors de son audition par le CSPLA, Fotolia a "omis" de signaler l'existence d'un accord passé entre elle et l'AP, omission que nous avons rectifier et qui intéresse au plus haut point le CSPLA.
Ce dernier a donc décidé de convoquer à nouveau Fotolia. Quant à la mission Lescure - et sans préjuger de ses conclusions - elle rendra son rapport en avril à Mme Filipetti, rapport qui inclura ses recommandations sur les microstocks.
La difficulté est de trouver la "prise" légale permettant de tordre le bras aux microstocks, évidemment domiciliés aux USA ou en Irlande pour échapper aux lois et au fisc. »
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« Réponse #2 le: 18 mars 2013 à 22:07:00 »
Une pleine page de pub gratuite pour Fotolia dans un mag français ? de quoi s'en etrangler.. les traitres !! ou quand la France, en mode FMI exploite la misere des pays emergeants et la fabrique ici depuis des années !
 Cette societé partenaire de la republique française, oui oui rien que ca !( pleine page, reduction affiliation sur un site gouv, logo avec Marianne en coin), fut proposée aux PME françaises au travers le passeport de l'economie numerique il y a quelques années, grace à Mme Lagarde, (directrice du FMI à present)  personne a oublier le coup de poignard (ou presque !!) *
 Depuis lors, Fotolia continue sa route, se targant de defendre les droits d'auteurs au travers des publiredactions qui font la honte de ceux qui les publient, trompent les jeunes arrivant dans la photo, devenant leurs cyberforcats..


jeudi 11 novembre 2010   Christine sponsorise Fotolia jusqu'à Lagarde http://kecebolaphotographie.blogspot.fr/2010/11/christine-sponsorise-fotolia-jusqua.html
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Une pleine page de pub gratuite pour Fotolia
« Réponse #3 le: 23 mars 2013 à 23:27:33 »

Du coup j'ai acheté Le monde de la photo pour voir ou était le crime
La presentation de fotolia est assez laconique son  représentant pour la France précise bien que leur marché est la photo d'illustration, il est vrai que la rédaction joueuse sans doute a chois une photo de lui où il donne l'air de se moquer du monde mais ça c'est en réponse par avance aux cris prévisibles de la profession.


D'un autre coté il y a Polka et les deux équipes ont décidé de partager certaines rubriques, on peut donc supposer sans mal qu'ils se concertent sur leurs choix éditoriaux et dans Pollka il y a un papier sur le partage des images.
J'en ai surtout retenu qu'il n'y a plus de Français dans la course .
Il y a aussi un bon dossier sur l'avenir de la profession de photojournaliste et un autre sur les artistes photographes qui démontrent que l'on peut encore inventer et surprendre car c'est la aussi que la différence se fait entre les professionnels et les autres .


Le corporatisme n'a jamais fait avancer quoi que ce soit il peut conforter à très court terme des situations de rentes  leurrer les esprits les plus faibles mais ne peut les défendre durablement quand la donne a changé.
Il peut donc être compris et même approuvé dans une courte période ou l'urgence le justifie mais il devient néfaste s'il sert à manipuler les esprits et rendre les gens amorphes au changement non pas que le changement soit bon en soi mais hélas quand il survient il faut se lever pour l'accompagner et non le regarde passer en maugréant et en jettant l'anathème au vent


Il y a un entretien toujours dans Polka avec Samuel Bollendorff qui dit en substance "Le salut des photojournalistes est de se positionner comme auteurs"


Je rajouterais : Et de se débarrasser de cette image désastreuse de manipulateurs .


Fotolia et les autres ne sont pas responsables des mariages couverts par le cousin avec son reflex numérique amateur ils ne sont pas responsables des innombrables sites qui illustrent leurs propos avec des photos au compact ou au smartphone, ils ne sont pas responsable du désintérêt croisant et inquiétant du public pour la presse écrite.


Paradoxalement d'ailleurs la où les banques d'images devraient exceller, la photo d'illustration, c'est dans  le corporate et bien non c'est encore la que la demande pour de vrais professionnels est grande mais il ne tient que aux photographes de détruire un des derniers bastions ou l'efficacité et la fiabilité du travail prime les effets de nom.

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