Salut
Je ne suis pas souvent très satisfait de ce que je fais. Cela peut paraître surprenant mais comme la meilleure des compétitions est celle qu' on applique à soi même j' y vois une marge de progression, une forme d’exigence qui me semble positive. Disons que je recherche un mélange d’ hyper réalisme et d’art.
En ce qui concerne le matériel j' utilise un Nikon D300 et son grip couplé avec mon fidèle Nikkor micro 105mm 2.8 et le magique 17x55 2.8 . Le 105 est un objectif « argentique » sur le D300 c’est du 105mm X1.5= 150 mm
Mon bon vieux D100 est de nouveau opérationnel et il n’est pas impossible que je le sollicite de temps à autre. Dans 100 % des cas j’utilise un trépied Gitzo avec une rotule. Miroir relevé pour des sujets présentant des détails fins, je déclenche à l’aide d’un câble MC 36. En ce qui concerne la lumière et l' apport de lumière , je précise avant tout que je n' utilise jamais le flash même pas en fill in. Perdre du modelé en photographiant les champis au flash c’est dommage et je regrette de l’avoir utilisé dans le passé pour des spécimens que je ne reverrai peut être jamais. Souvent et par tous les temps j’utilise un écran réflecteur argent ou un doré qui réchauffe les couleurs.
J’ajoute que j’ai constaté que porter un tee shirt blanc s’avère utile, selon la couleur du champi. Dans certaines conditions de luminosité je prive de lumière le sommet du champignon pour éviter la brillance, la sur ex ou un rendu infidèle de la couleur.
Il suffit de positionner sa main ou un écran à une dizaine de cm au dessus du champi et le tour est joué. Règle élémentaire que tout le monde connaît, je ne me précipite pas pour faire la photo, je tourne autour et je me laisse guider par les impératifs techniques et mon inspiration
Détail qui à son importance, j’ai gardé de mon expérience argentique le bracketing 3 expositions (-0.5, 0, +0.5 et la sensibilité est à maximum 200 ISO dans 90 % des cas. Les ouvertures sont en fonction de ce que je veux obtenir.
Pour la lumière ,il est possible , je n' affirme rien , que la matière même du " revêtement " des champis , de l' aspect satiné pour certains et des éléments se trouvant à proximité immédiate jouent un rôle dans la qualité de cette lumière. En ce qui concerne le post traitement (je ne fais que des Jpeg fine) je ne recadre jamais, il est extrêmement rare que je retouche les courbes, la lumière, les couleurs etc. la seule retouche étant l’utilisation du filtre accentuation pour lequel je procède de la façon suivante dans photoshop: Conversion du mode RVB en Mode Lab, accentuation de 50 à 150 maxi, rayon 3 pixels, seuil zéro et retour en mode RVB. Voila chers Pixelsartésiens, je n’ai hélas aucun secret à vous confier si ce n’est que j’essaye d’être très rigoureux, appliqué et créatif. A ce sujet j’ai la ferme intention de photographier une pluie de paillettes dorées sur un champi, de saisir une goutte d’eau explosant sur un chapeau, de créer des effets spéciaux sans parler du traitement HDR …Il y a 4 ans à part le champignon de Paris en barquette ( normal ..voir le blason de Paris

) je n' y connaissais rien. Aujourd' hui j' ai 416 variétés différentes , je connais les noms latins et je trouve cette activité très ludique et..comme étant une vraie bulle , une évasion en solitaire compte tenu qu' à part un ami de Morsbach en Moselle je n' ai encore rencontré personne couché dans les feuilles ou à cheval sur un tronc . Pour les saisons...Il y a des champis toute l' année même en hiver sous la neige . Et puisqu' il faut bien commencer quelque part, aucultez les troncs de hêtres couchés au sol

Le très rare Hydne rameux..J' ai eu la chance d' en photographier 4 différents
